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Wednesday, November 10, 2010

Toti and Hani's birthday



 Every year around end of October my mom used to start discussing excitingly " Toti and Hani's birthday" , it was one of the events she really looked forward to, she wanted to make it special to them because she loves them so very much , the most in the world and because it is such a special day for her.

Comme aujourd'hui, le 10 Nov. Amina dans un taxi avec notre voisine Bahia du 5eme étage, en urgence vers l'hôpital américain de Beyrouth, il était 10 heures du matin, a 11h deux jumeaux prématurés sont nés, Toufic et Hani, sont arrivés une année moins 9 jours après la naissance de leur sœur Rania. Les trois étaient la grande joie de vie d'Amina, qui est partie heureuse entre leurs mains après 30 ans de vie commune.

She used to start brainstorming for cake ideas with her friends and party ideas with me and Hasan their best friend. It was like our little Christmas.

I wanted to keep that custom and to do something for them, surely something not very festive , just a small gathering to celebrate that special day but Toti tells me: " How will I be able to wake up  tomorrow without having the usual phone call from mami that has been steady for 29years wishing me happy birthday…"

My brothers don’t want to celebrate their birthday and it breaks my heart.

My mom is here with us, and this is for her coz she walked the path of a saint…she has been such a great mom …

Il faut vous en faire une raison ! Nous sommes tous appelés, vous et moi, à devenir des saints et des saintes, à limage de tous ceux et celles que nous fêtons aujourdhui. Vaste programme, me direz-vous ! Comment faire des saints avec nos vies telles quelles sont, avec nos lumières et nos ombres, nos fidélités et tant  dinfilités ? Et  pourtant  Dieu y parviendra. Il na dailleurs  créé le monde  quen  vue daspirer  des créatures libres dans le bonheur de sa propre vie éternelle. Et il y parviendra. Car Dieu veut le salut de tous les hommes. Et  ce que  Dieu veut, il le veut vraiment, avec son amour sans faille et sa toute-puissance.  Car « il est grand, lamour  dont le Père nous a comblés ».
Il ny  a quune  chose qui pourrait faire échouer son plan, si jose ainsi parler. Ce serait notre refus lucide, pleinement volontaire et obsti de  nous laisser aimer par lui. Ce serait de préférer, jusquau bout, dêtre malheureux par moi-même plutôt que dêtre heureux par lamour dun autre. Mais sauf cette possibilité, qui est celle de lenfer, Dieu réussira à faire de  nous des saints, avec le concours de notre liberté.

Oui, nous rejoindrons un jour cette foule immense que Jean a contemplée dans lApocalypse,  « de toutes nations, races, peuples et langues »,  infiniment plus large encore que lEurovision !         Oui, les béatitudes, dont ont vécu exemplairement les saints et les saintes qui peuplent nos calendriers, seront un jour le cœur de notre éternelle félicité   et  de  notre  intarissable joie.  Déjà  maintenant,  dans  nos moments de  grâce, nous en goûtons la beauté et la fécondité, pâle reflet, anticipé dans le clair-obscur de cette vie, de la joie débordante qui nous attend. Car si, « dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, (…) ce que nous serons ne paraît pas encore clairement ». Mais  quelle béatitude ce sera « lorsque le Fils de Dieu paraîtra » !

Pour devenir des saints, nous avons cette vie, si brève, que nous  menons  sur  la planète  Terre.  Heureux  sommes-nous  si, du mieux que  nous  avons pu,  nous  avons jà donné  à Dieu  notre jeunesse !    Mai si durant   le  printemps  et  lété   de  notr vie, létourdissement  du  travail, de nos succès ou de nos échecs, nous a détournés du Seigneur en nous faisant nous cramponner à nos petits bonheurs  fugaces, lautomne  arrivera, qui  nous  dépouille  de  nos illusions. Alors, tout ce qui nest pas béatitude authentique, tous nos bonheurs étriqués, sen vont, emportés  comme feuilles au vent de novembre.  Alors  lunique   nécessaire  de   cett vie  reprend  tout doucement ses droits.

Et puis, sauf cas de mort prématurée, viendra lhiver de notre séjour  terrestre, quand  la vie sengourdit, quand  les problèmes de santé se  multiplient, quand vient enfin le temps de lagonie et de la mort. Que  dhommes et de femmes et nous serons probablement du nombre deviennent des saints dans les dernières années, dans les derniers mois, jours  ou minutes de la vie, quand il faut enfin tout lâcher de ce à quoi lon  sétait  tant accroché auparavant !  Alors, avec une lucidité dont seule la miséricorde de Dieu atténue la crudité, je réaliserai que, souvent, jai mal vécu de moi-même et suis passé à côté des sources de la vraie joie. Alors,  comme saint Augustin, je mécrierai dans les larmes du repentir :  « Tard je tai  aimée, ô Beauté si ancienne et pourtant  toujours nouvelle, tard je tai  aimée ! » Cest pourquoi, entre autres raisons, il est si important  de respecter, avec laide  des soins palliatifs, la fin naturelle de notre existence sur la terre. Cela permet à notre vie de porter ses derniers fruits, des fruits de conversion, de réconciliation  avec Dieu et avec ses proches, des fruits de paix et de joie.

Mais si même le filé étroit de lagonie et de la mort na pas suffi à libérer  notre cœur de ses étroitesses et à lajuster  à la joie de Dieu, alors, même au-delà de la mort, lamour de Dieu nous purifiera encore. Il suffit, pour cela, quil  y ait  dans notre cœur, ne fût-ce quune petite brèche, une petite porte ouverte à lamour de Dieu. Cest ce quon appelle le purgatoire, cest-à-dire lamour de Dieu qui nous purifie, nous dilate et nous sanctifie au-delà même de la mort, avec le consentement de notre liberté. Car, il faut nous en faire une raison, nous  nentrerons dans la joie du Dieu trois fois saint que quand  nous  serons  devenus  des  saints, enfin libérés de leurs égoïsmes, aptes à être comblés du bonheur même de Dieu.

Que   nos  frères  et  sœurs  aîs,  les  saints,  nous  remplissent despérance sur ce chemin de la sainteté ! Et heureux sommes-nous si nous nous y engageons dès maintenant, sans attendre le soir de notre vie ! Amen.

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